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Autoformation sous linux : une auberge espagnole.

Repères pour aborder les logiciels libres : comment le faire efficacement.

Charles , le vendredi 11 avril 2003

L’article n’a pas pour but de présenter l’intérèt d’une appropriation des logiciels libres.
En revanche, il essaie de faire le point sur la problématique soulevée par un tel engagement.

Dans le cadre associatif cette appropriation relève de l’autoformation.
Apprendre par soi-même, des autres et de notre environnement, hors des institutions et ce de façon autonome. Dans le cadre de notre association l’autoformation revêt aussi un caractère social car repose sur un réseau d’échanges de savoirs.

Dans le "monde du libre" le savoir n’a jamais été aussi accessible : libre échange, libre accès, libre apropriation et utilisation (voire modification).

Car c’est une réalité, si vous venez du monde propriétaire (Windows entre autre) il faudra vous réapproprier celui du libre.
Ici les motivations et l’expérience de chacun feront que nous aurons des méthodes, des approches et des rythmes différents, mais le chemin est à faire.

En d’autres termes avant de faire cette démarche d’apprentissage, ou encore ce que certains appeleront "mettre les mains dans le cambouis", il serait bon de faire le point sur les différents supports qui pourront vous servir.

Internet un outil appréciable pour se former, encore faut il savoir où chercher et quoi chercher. La suite de cet article présente un ensemble de liens "remarquables" car fréquemment utilisés par les membres de Rhizomes.

* La première des choses à faire interroger : c’est un moteur de recherche.
Là vous n’avez que l’embarras du choix Google, Yahoo mais aussi Google linux. Quant à DMOZ c’est une alternative interessante si vous êtes allergique aux robots (The Open Directory Project is the largest, most comprehensive human-edited directory of the Web. It is constructed and maintained by a vast, global community of volunteer editors.)

Pour finir citeseerest un moteur de recherche sur les articles et publications de recherche qui fonctionne comme un méta moteur, récupère tous les documents qui ressemblent de près ou de loin à un article de recherche. Il récupère auteur, titre, date, citations, pondère en fonction du nombre de citations de l’article par d’autres articles et fait plein d’autres trucs très pratiques quand on veut faire une bibliographie sur une thématique de recherche...

Les moteurs de recherche peuvent aussi être dédiés à la recherche de logiciels en fonction des différentes distributions linux. nous trouvons par exemple : Rpmfind (pour les RPMistes)
Apt-get.org (pour les Débianistes) ou encore ddtp.debian.org

* Partir à l’assaut de la toile c’est bien mais très souvent le problème que vous rencontrez a déjà été rencontré et résolu par d’autres. C’est là un aspect intéressant du monde du libre de se regrouper pour s’entraider. Certains projets ou associations se sont spécialisés dans l’aide.
Ces sites sont des puits d’informations, et les ressources mises en ligne viennent à bout de beaucoup de questionnements.

Citons pèle-mèle :
Léa-linux la référence dans le domaine !
linux doc le site se présente comme l’annuaire français de ressource internet.
Trustonme moins complet que Léa il n’en reste pas moins très bien fait, clair et facile d’accès. Si les sujets qui vous interessent y sont traités c’est un plaisir.
Ici un site Spécifique Débian , mais qui
s’en plaindra...
Linux-sottise de bonnes bases pour apprendre à monter son
petit serveur ; Ze-linux.
Mais aussi tldp.org, Linux-france, rfc-editor, Debianhelp,freenix.

L’avantage des sites d’aides c’est qu’ils ont tendance à répondre aux préoccupations et problématiques du moment. C’est aussi ce qui en fait leurs limites. Si vous voulez aller plus loin, vous devrez peut-être chercher directement sur les sites des distributions qui eux regroupent l’ensemble de leur documentation, ainsi que des mailing listes très utiles.

Debian avec son manuel d’installation
ou encore debianworld (pour la déco du site cf JYS), SMEla référence pour SME en France.
Mandrake, Redhat, Drinou (histoire de faire revivre vos 486),Freebsd, Openbsd, Netbsd, Linuxfromstrach, Slackware, ou encore Knoppix.

Petit bémol pour ceux qui ne maÎtrisent pas la langue de Shakespear la documentation est très souvent anglosaxone. Toutefois il faut saluer encore une fois les projets qui sont nés autour de ce constat. Vous trouverez sur le net des "comment faire ?" et autre "howto" ainsi que des documents traduits. Si le coeur vous en dit pourquoi ne pas rejoindre un de ces projets :
Tldp, Traduc.org (biensûr),la doc de debian,
Gnomefr-traduc, kermelfr.org, emacs-traduc.org.

* Voilà donc pour les moteurs de recherche, les sites dédiés à l’aide, et les ressources des éditeurs , mais l’apprentissage passe aussi (et souvent plus facilement) par l’information et la "veille".

Là encore il y a du choix :
Linuxfr un des site incontournable pour suivre l’actualité du libre.
Mamalinuxdes articles intéressants, Linuxfrench une des références.
Internetactu l’abonnement est devenu payant.

La stratégie vaut aussi pour la sécurité :
Secuser.org est un site très complet,
Mandrakesecure.net, pour les débianistes il faudra passer ici et utiliser le manuel de sécurisation. A voir aussi le CERT, et cve.mitre.org.

* Passons maintenant à la méthodologie. La partie qui suit a été écrite par Pierre Marchard (sur la liste de diffusion de Rhizomes) et présente la démarche pour permettre à quiconque de trouver de la documentation (dans son environnement) lorsqu’il se trouve confronté à un problème avec un système informatique libre.

"La première des choses, c’est de savoir d’où vient le problème. Quand je dis ça, c’est une identification grossière du problème. S’agit-il d’un problème avec un matériel ou avec un logiciel ?

* S’il s’agit d’un problème avec un logiciel donné, la première des choses à faire, c’est de lire les fichiers README qui se trouvent dans le répertoire /usr/share/doc// . Lire la page de manuel. Sous les systèmes actuels, il existe principalement 3 sortes de manuels : les info, les man et les manuel formats txt ou html dans les répertoires /usr/share/doc//.
Pour les lires il faut faire respectivement :

- man

- info

- more /usr/share/doc//doc/page1.txt

ou avec votre navigateur :
file :///usr/share/doc//doc/html/page1.html

Il est également intéressant de connaître le comportement du programme, s’il s’agit d’un programme qui se lance en ligne de commande, on peut généralement faire :

—help

* Pour les problèmes d’origine matérielle, il est généralement préférable de commencer par lire la documenation du Noyau de votre système d’exploitation. Pour le noyau Linux, ces documentations se trouvent dans le répertoire :

/usr/src/linux/Documentation/

Pour essayer de cerner au mieux les problèmes, des journaux systèmes existent, ils sont disponibles dans le répertoire :

/var/log/

Si l’on souhaite connaître en temps réel l’état de la machine, il convient de faire un :

tail -f /var/log/syslog

Parcourir l’ensemble des fichiers de logs est un bon moyen de trouver une piste qui permettra de corriger le problème.
Voici pour le b-a-ba sur comment trouver de l’information sur son propre système. Maintenant, on a souvent besoin d’aller consulter le web pour trouver la réponse à son problème. Pour cela il convient de lire le Online Troubleshooting Resources. Il explique où trouver l’information."

* Pour finir ce tour d’horizon voici des adresses où trouver des fichiers de configurations, et des écrits online :

* Les écrits d’Eric S. Raymond

* Guide du ROOTard pour linux

* Le fameux hacker-howto

Merci à tous pour votre aide, pour le contenu de cet article, il se peut que vous ne retrouviez pas l’ensemble des infos que vous aviez fournis lors du grand jeu concour. J’ai en effet été amené à faire un tri pour plus de lisibilité de l’article (déjà peu être trop lourd).
Toutefois cet article se veux un instantané de ce qui peut vous servir dans votre apprentissage ou votre recherche. Il n’est en aucun cas exhaustif ou exclusif mais cherche à faire un état des lieux des outils utilisés par les membres de Rhizomes.
N’hésitez donc pas à le modifier, le compléter et le faire évoluer dans le temps.